CONTACTER LE GARANT

En France, la catégorie du projet GridLink nécessite un renvoi devant la Commission nationale pour le débat public (CNDP) pour déterminer les procédures de consultation publique. Le renvoi a été effectué par GridLink en juillet 2017 et le CNDP a exigé une consultation préliminaire et a nommé un garant chargé de superviser le processus. Le CNDP a nommé un nouveau garant le 4 septembre 2019, qui supervisera la consultation publique et en rendra compte au cours de la procédure d'autorisation environnementale, avant l'enquête publique. Ce rapport sera rendu public et joint au dossier d'enquête publique

Le garant peut être contacté à l’adresse électronique suivante :

Laurent Demolins: laurent.demolins@garant-cndp.fr

CONCEPT DE PARTICIPATION PUBLIQUE

Approche de la consultation publique

Pour expliquer l’approche des consultations publiques sur le projet GridLink, y compris la mise en œuvre des recommandations issues de la consultation préliminaire en France, nous avons élaboré un concept de participation du public exposant l’approche prévue de l’engagement des parties prenantes avec les communautés locales, les groupes d’intérêt et le grand public.

CONSULTATION PRÉALABLE EN FRANCE

Consultation préliminaire

Les consultations publiques sont un élément clé de notre engagement à collaborer de manière positive avec toutes les parties prenantes tout au long du développement, de la construction et de l’exploitation du projet GridLink en France.

CONCERTATION PUBLIQUE POSTÉRIEURE À LA CONCERTATION PRÉALABLE EN FRANCE

Les consultations publiques sont un élément clé de notre engagement à collaborer de manière positive avec toutes les parties prenantes tout au long du développement, de la construction et de l'exploitation du projet GridLink en France.

CALENDRIER DES CONSULTATIONS PUBLIQUES ET PROCHAINES ÉTAPES EN FRANCE

GridLink a lancé son site web pour fournir des informations publiques en novembre 2017.

Depuis lors, des contacts réguliers ont eu lieu avec les principales parties prenantes concernées par les activités du projet, par exemple le Grand Port Maritime de Dunkerque, la chambre d'agriculture et les pêcheurs professionnels.

Des consultations publiques sont prévues à des moments clés pour informer le public des progrès des études environnementales et de la conception du projet. Le calendrier des consultations publiques est résumé ci-après :

  • Demande d’autorisation environnementale
  • Demandes de droits d’utilisation de la zone publique maritime
  • Mercredi 14 octobre: ​réunion publique de 18h30 à 20h30 à la mairie de Loon-Plage
  • Mercredi 7 octobre: ​​réunion publique de 18h30 à 20h30 à la mairie de Bourbourg
  • Mercredi 23 septembre: lancement de l’exposition virtuelle sur le site internet GridLink
  • Réunions thématiques avec des groupes d’intérêt
  • Préparation du rapport d’évaluation de l’impact sur l’environnement
  • Études environnementales détaillées
  • Définition de mesures visant à éviter, réduire et atténuer les impacts sur l’environnement
  • Rencontre publique à Bourbourg
  • Réunion publique à Loon-Plage
  • Réunions thématiques
  • Points d’information et distribution de dépliants aux communautés locales
  • Réunions thématiques
  • Études de référence environnementales (écologie, bruit, pédagogie, pêche)
  • Étude géophysique et géotechnique sous-marine
  • Étude topographique, géophysique et géotechnique terrestre
  • Rencontre publique à Bourbourg
  • Réunion publique à Loon-Plage
  • Réunions thématiques
  • Points d’information

CONSULTATION PUBLIQUE AU ROYAUME-UNI

En septembre 2019, nous avons commencé la préparation de l’évaluation de l’impact environnemental et des demandes de permis au Royaume-Uni. Par conséquent, un programme de consultation publique plus vaste a également commencé à ce moment-là, qui a élargi les consultations pour inclure des groupes d’intérêt locaux, comme les organismes de conservation de la nature et les clubs de plaisance/voile. La consultation comprenait également une séance d’information à l’intention des membres du conseil de Medway.

D'autres consultations publiques sont prévues avant la présentation des demandes de permis, y compris une réunion publique, des expositions publiques et des points d'information pour diffuser l'information sur le projet et inviter des commentaires sur les propositions de GridLink.

CALENDRIER DES CONSULTATIONS PUBLIQUES ET PROCHAINES ÉTAPES AU ROYAUME-UNI

GridLink a lancé des consultations publiques en novembre 2017.

Depuis, des contacts réguliers ont eu lieu avec les principales parties prenantes concernées par les activités du projet, par exemple le Medway Council, l'Administration du port de Londres, Peel Ports et les associations professionnelles de pêcheurs. Des consultations publiques sont prévues à des moments clés pour informer le public des progrès des études environnementales et de la conception du projet.

Le calendrier des consultations publiques est résumé ci-après :

  • Demande d’autorisation de planification
  • Demande de licence maritime
  • Vendredi 11 septembre : réunion publique en ligne de 18h30 à 20h30
  • Vendredi 4 septembre : une session de chat en direct de 16h30 à 20h30
  • Vendredi 28 août : lancement de l’exposition virtuelle sur le site internet GridLink
  • Vendredi 28 août au vendredi 11 septembre : deux points d’information à Dockside Outlet Retail Centre, St Mary’s Island et Riverside Country Park, Rainham
  • Réunions thématiques avec des groupes d’intérêt
  • Préparation des rapports d’évaluation environnementale pour les ouvrages marins et les ouvrages de construction terrestre
  • Études environnementales détaillées
  • Définition des mesures visant à éviter, réduire et atténuer les impacts sur l’environnement
  • Réunion d’information des membres du Conseil de Medway
  • Réunions thématiques
  • Études de référence environnementales (écologie, oiseaux, pêche, bruit)
  • Étude géophysique et géotechnique sous-marine
  • Étude topographique, géophysique et géotechnique terrestre
  • Atelier de portée avec les autorités environnementales et les groupes d’intérêt

QUESTIONS POSÉES PAR LE PUBLIC

En France, GridLink Interconnector Ltd a mené une consultation préalable, puis des consultations publiques supplémentaires conformément aux leçons apprises.

Les concertations publiques comprenaient six réunions publiques à des moments importants du calendrier du projet, y compris au début des études environnementales, afin de fournir un rapport d’avancement sur l’étude d’impact environnemental et avant la demande d’autorisation environnementale :

07.12.2017 à la mairie de Loon-Plage

10.01.2018 à la mairie de Bourbourg

03.12.2019 à la mairie de Loon-Plage

10.12.2019 à la mairie de Bourbourg

07.10.2020 à la mairie de Bourbourg

14.10.2020 à la mairie de Loon-Plage

Au Royaume-Uni, GridLink a mené des consultations publiques, y compris une réunion publique en ligne le 11.09.2020 avant la demande de permis de construire et de licence maritime. La réunion publique a eu lieu en ligne en raison des restrictions du COVID-19.

Les questions qui ont été posées lors des réunions publiques sont présentées ci-dessous. Les réponses à ces questions ont été données lors des réunions publiques et sont reproduites ci-dessous.

 

CONCERTATION PUBLIQUE

  1. Quelles mesures avez-vous prises pour vous assurer que le public serait réellement informé pendant la pandémie de COVID-19 et le confinement au Royaume-Uni ?

Réponse (BECG) : De par notre expérience en matière d’engagement de la communauté dans le cadre de projets comme celui-ci, nous avons réellement constaté une augmentation du nombre de réponses par rapport aux projets précédents [notamment en ce qui concerne la participation aux réunions publiques en ligne par rapport aux réunions publiques en présentiel]. Ceci est peut-être dû au fait que les gens ont davantage de temps et une meilleure accessibilité du fait qu’ils travaillent chez eux et qu’ils disposent de moyens numériques plus performants, pour s’impliquer.

Nous nous sommes engagés vis à vis de la communauté sur les plans de l’interconnexion GridLink.

Nous avons favorisé les différentes possibilités pour s’impliquer, par le biais de la presse, des réseaux sociaux et avons distribué des flyers à 4800 foyers de la paroisse de Hoo St. Werbergh. Nous avons installé deux points d’information locaux, situés dans des espaces publics à forte fréquentation, tels que les parcs, ce qui nous a permis de mettre ces informations à la disposition du public. Nous avons également organisé des réunions d’information avec les représentants du Conseil de Medway et le groupe de pilotage du quartier (Neighbourhood Steering Group).

Nous sommes conscients du fait que ces méthodes sont inhabituelles mais compte tenu des circonstances exceptionnelles, nous avons voulu rendre ces consultations le plus accessible possible.

  1. Allez-vous poursuivre le processus de consultation pendant toute la durée du projet au Royaume-Uni ?

Réponse : Nous organisons des consultations telles que cette réunion publique de manière volontaire ; bien que nous n’y soyons pas tenus dans le cadre du processus de planification ; nous nous sommes engagés à dialoguer avec les communautés locales et tous ceux qui pourraient être impactés par ce projet. Notre engagement sera constant pendant toute la durée du développement du projet.

  1. Quelle est votre engagement vis à vis du Conseil de Medway au Royaume-Uni ?

Réponse : Nous sommes en contact avec un responsable désigné au sein du Conseil de Medway et nous avons engagé des discussions avec les agents du Conseil Medway pendant plusieurs années.

  1. Des démarches ont-elles été entreprises pour se rapprocher du secteur de la pêche en France qui peut être impacté ?

Réponse : Oui, nous nous sommes efforcés de faire en sorte que toute personne ou activité susceptible d’être impacté ait la possibilité d’engager le dialogue avec nous. Notre équipe comprend une personne chargée spécifiquement des relations avec la filière de la pêche au Royaume-Uni et nous mettons tout en œuvre pour avoir des engagements similaires en France.

Nous organiserons des consultations identiques au Royaume-Uni et en France, comme par exemple une réunion publique et exposition virtuelle.

  1. Les réactions suite à la consultation ont-elles été impactées par le fait que celle-ci était virtuelle et non en présentiel au Royaume-Uni ?

Réponse : Le processus de consultation pour le projet GridLink comprend des méthodes virtuelles telles qu’une exposition virtuelle, des réunions publiques et des formulaires de rétroaction en ligne, et des méthodes physiques telles que des points d’information, l’organisation de copies de panneaux d’exposition à afficher et l’offre de formulaires de commentaires physiques avec des enveloppes gratuites.

Le fait de proposer des solutions d’engagement virtuelles et physiques permet de s’assurer que la communauté locale et les parties prenantes peuvent avoir facilement accès aux informations et s’impliquer dans le processus de consultation, malgré les restrictions liées au COVID-19, toujours en vigueur.

OPPORTUNITE/FAISABILITE

  1. Les flux d’électricité entre la France et le Royaume-Uni iront-ils dans les deux sens ? Pourquoi les Britanniques ne produisent pas eux-mêmes les 1400 MW ?

Réponse : Oui. La   France   et   le   Royaume-Uni   pourront   importer   ou   exporter   de l’électricité, ce qui renforcera l’approvisionnement de ces deux pays.

Le câble GridLink sera à la disposition de tous les producteurs d’électricité européens, moyennant un paiement (le client qui louera, par exemple, les câbles pour transporter 1 400 mégawatts d’électricité, avec un prix hypothétique fixé dans le contrat à 1 euro par mégawatt, paiera un supplément pour le coût du transport (avec le montant réglementé par les autorités françaises et britanniques).

Les interconnexions concernent l’approvisionnement en Europe pour les 25 années à venir.  Cela ne répond pas à une unique demande britannique. L’idée est que chacun des deux pays puisse bénéficier de ce partage à tout moment.

En ce qui concerne la capacité de 1 400 MW, la décision est basée sur la technologie. Nous ne voulons utiliser que two câbles pour réduire l’implantation du projet alors qu’avant on travaillait sur 4 câbles ou plus. Deux câbles nous permettent de transporter 1 400 MW. 

  1. Cette installation ne sera-t-elle utilisée que par le Royaume-Uni ?

Réponse : Cet interconnecteur sert uniquement au transport de l’énergie – Nous ne pouvons pas céder notre propre énergie en vertu des lois de l’Union Européenne. Par conséquent, n’importe qui peut louer la capacité de l’interconnecteur, que ce soit depuis le RU vers la France, ou le contraire c’est-à-dire de la France vers le RU. Cela présente donc des avantages pour les deux pays.

Cette installation présente également d’avantages, comme par exemple : en cas de surplus d’énergie produite au Royaume-Uni, l’interconnecteur peut être utilisé pour fournir de l’énergie en France et vice-versa, ce qui permet d’optimiser l’utilisation des énergies renouvelables.

  1. Le surplus d’électricité sur le réseau permet d’alimenter les anglais. Si la politique française décide de fermer Fessenheim et a du mal à ouvrir Flamanville, est-ce qu’on aura encore du surplus sur le réseau électrique ?

Réponse : RTE met à disposition sur une application qui s’appelle éco2mix (https://www.rte-france.com/fr/eco2mix/eco2mix) tous les flux transfrontaliers entre chaque pays. On voit que la France exporte beaucoup d’électricité, mais il y a des périodes où elle importe de l’énergie.  Beaucoup pensent que c’est toujours la France qui exporte au Royaume Uni, mais on veut avoir une vision d’avenir et prévoir sur les 25 ans à venir.

  1. Concernant la stratégie électrique française et européenne, un nœud énergétique est en train de se former au niveau de l’agglomération dunkerquoise. Est-ce que GridLink s’inscrit dans un projet supérieur visant à créer, par exemple, une future centrale nucléaire pour répondre aux besoins énergétiques qui s’intensifient ?

Réponse : Non. Les installations de connexion proposées par RTE concernent uniquement le projet GridLink.

  1. La puissance du câble GridLink est de 1 400 MW ; IFA 2 000 c’est 2 000 MW. Vous passez de 8 câbles à 2 câbles : cela veut dire que vous augmentez les tensions et les sections de conducteurs ?

Réponse : Oui. La tension de nos câbles est de 500 kV, cela nous permet de transporter plus d’électricité dans seulement 2 câbles. Si nous gardions 4 câbles, nous pourrions effectivement baisser la tension. Les nouveaux câbles permettent cette solution.

  1. Les câbles 500 kV sont-ils une nouvelle technologie ?

Réponse : Nous utilisons des câbles MI, plutôt que des câbles XLPE. De tels câbles ont déjà été utilisés sur d’autres projets. GridLink ne cherche pas à utiliser une technologie non éprouvée. Nous voulions trouver une technologie déjà utilisée au moins une fois voire plus pour être sûr de sa fiabilité. Les câbles MI 500 kV existent déjà, donc on a choisi cette technologie. 

  1. Qui va concevoir les deux câbles ?

Réponse : Les câbles seront attachés au sein de la même tranchée et mis sous terre, mais nous n’avons pas encore choisi le prestataire qui va créer les câbles. Nous sommes passés par un processus de présélection des fournisseurs, et maintenant nous sommes en phase d’appel d’offres. Le calendrier n’est pas un hasard car on veut inclure dans les critères les résultats de l’étude écologique. A savoir que seulement peut-être 8 entreprises dans le monde peuvent construire ce type de câbles. 

  1. Le Brexit peut-il remettre en cause la réalisation du projet ?

Réponse : Nous sommes des hommes d’affaires et non des politiciens. En ce qui nous concerne : rien ne sera impacté par le Brexit. Le projet demeure opportun, indépendamment du Brexit. Il existe déjà des interconnexions entre le Royaume Uni et les autres pays de l’Union européenne. Le besoin d’approvisionnement énergétique existe avec ou sans Brexit.

Le BREXIT n’aide pas à la progression du projet GridLink, cependant la Commission européenne souhaite poursuivre sa collaboration avec des pays ne faisant plus partie de l’Union européenne, sans oublier qu’un projet comme GridLink apportera un bénéfice à la fois à la France et au Royaume-Uni.

D’un point de vue technique et commercial, il n’y a pas d’effets majeurs.  Sur le plan économique, on a déjà essayé d’évaluer les conséquences économiques du Brexit sur ce projet, telles que le taux de change de la Livre sterling par rapport à l’euro ou les échanges conformément aux règles de l’Organisation mondiale du commerce (l’OMC). Des analyses ont également été réalisées sur l’utilisation attendue par la France et les autres pays européens, afin de s’assurer qu’il existait bien une demande pour cet interconnecteur. Ces analyses ont montré que les avantages qu’offre ce projet ne sont pas affectés par le Brexit.

Les avantages sont nombreux tant pour le Royaume-Uni que pour l’Union européenne au niveau économique et, du fait de la fourniture d’énergie renouvelable, sur le plan environnemental aussi.

  1. Est-ce que le financement du projet GridLink est entièrement privé ? Ou bien est-ce que l’État participe ?

Réponse : Il s’agit d’un projet financé intégralement de manière privée. Mais la nature privée du financement ne signifie pas qu’il n’y aura pas de contrôle par l’État français. Le projet GridLink sera régulé par la Commission de régulation de l’énergie (CRE) en France et l’Ofgem au Royaume-Uni.

  1. Le câble GridLink est-il installé pour transporter l’électricité issue de la centrale nucléaire ou celle produite par des énergies renouvelables ?

Réponse : Le câble sera ouvert à tous les producteurs désireux de l’utiliser, quelle que soit l’origine de l’électricité ; cela permet d’équilibrer l’offre et la demande. Le projet GridLink consiste à transporter de l’électricité et non à en produire.

  1. Pourquoi on n’a pas fait la liaison dans le sud de l’Angleterre, pour éviter tout ce détour et cette longueur de câble sous-marin ?

Réponse : Ce qui importe, c’est de savoir où on peut se relier au réseau national au Royaume-Uni. National Grid, gestionnaire du réseau britannique, nous a donné 3 sites potentiels de raccordement au niveau de la côte de Kent. Il n’y a pas de points appropriés pour se connecter au réseau national plus au sud de l’Angleterre.  Donc tout simplement, c’est le point d’entrée de raccordement le plus faisable pour nous au Royaume Uni.

  1. L’avancée du projet est-elle différente en France et en Grande-Bretagne ?

Réponse : Le projet est mené en parallèle côté français et côté britannique car l’échéance finale est identique. La conception de la station de conversion est la même que côté français ; l’unique différence est que la station outre-Manche est située sur une ancienne centrale de charbon, proche d’une sous station.

La même stratégie de concertation et d’étude environnementale est appliquée de l’autre côté ; cependant en France, le processus de concertation est beaucoup plus rigoureux et cela permet de pointer certains éléments qui n’auraient peut-être pas été pris en considération ou trop tard.

  1. Pour IFA 2000, 4 câbles ont été endommagés mais les 4 autres ont pu prendre le relai, que se passe-t-il si on a un problème sur les 2 uniques câbles ?

Réponse : C’est arrivé à IFA 2000 cause d’une ancre de bateau qui a été trainée. Si ces 4 câbles ont été endommagés, c’est à cause de leur profondeur d’enfouissement. GridLink enfouira ses câbles à une profondeur suffisante pour ne pas que ce problème se reproduise.

C’est important pour nous car nous voulons protéger nos installations, et c’est aussi important pour la sécurité des activités de pêche.

La liaison IFA 2 000 est exploitée depuis 1986. C’était la première fois que des câbles ont été endommagés.

  1. Quelle est votre expérience sur des projets de cette ampleur ?

Réponse : Nous avons constitué une équipe de projet ayant une grande expérience dans ce domaine et qui a de très bonnes références sur des projets de ce type ; Ses compétences vont de la gestion du processus de consultation, des procédures d’autorisation et de l’évaluation de l’impact environnemental, à la gestion de la construction du projet.

Intertek est un expert-conseil en matière maritime qui a travaillé sur de nombreux projets semblables au projet GridLink. Tout comme les autres membres de l’équipe, cette société a suivi la procédure d’appels d’offres avant d’être sélectionnée pour participer à ce projet.  Intertek a su tirer des enseignements de tous les projets auxquels elle a participé à ce jour et s’appuie sur son expérience. Elle a par exemple, travaillé précédemment sur des projets touchant l’estuaire de la Tamise et Mer du Nord, ce qui la place dans une bonne position pour dialoguer de manière effective avec la communauté maritime, dans le cadre du projet GridLink.

En France, nous travaillons avec Arcadis, qui est un grand consultant environnemental français, ainsi que Happy Day pour des conseils locaux.

IMPACTS ENVIRONNEMENTAUX ET SOCIETAUX

  1. Le câble GridLink va-t-il générer un rayonnement électromagnétique lorsqu’il sera en activité ?

Réponse : Le principe d’installation du câble suppose qu’il n’y ait aucun impact en matière de champ électromagnétique en dehors de la tranchée où est placé le câble.

En ce qui concerne les câbles de courant continu, les champs électromagnétiques sont contenus à l’intérieur des câbles.

Pour les champs magnétiques, la configuration du projet GridLink place les câbles de manière à ce que le courant passe dans les deux sens ; l’effet du champ magnétique est donc annulé.

En combinant donc ces facteurs et le fait que les câbles soient placés dans une tranchée sous la terre et sous la mer, les impacts sur la santé humaine sont donc inexistants. C’est un raison des choix de profondeur d’enfouissement des câbles : environ 1,50 mètre sous terre et environ 2 mètres sous le fond marin, en fonction de la nature des sols.

Il est précisé que des spécificités techniques s’appliquent pour les câbles de courant alternatif, qui possèdent une fréquence très basse (50 hertz).  Depuis de nombreuses années, des études scientifiques sont menées sur les champs électromagnétiques basse fréquence. Aucune étude n’a pu établir de relation de cause à effet entre champs électromagnétiques émis par les lignes électrique haute tension et la santé. Le site Internet https://www.clefdeschamps.info/ informe sur les champs électromagnétiques basse fréquence.

  1. Les impacts du câble en termes de champ électromagnétique sont-ils différents pour un courant continu ou alternatif ?

Réponse : aucune étude scientifique n’a, à ce jour, démontré un quelconque effet néfaste des champs électromagnétiques issus des lignes électriques sur les terres agricoles pour un courant continu ou alternatif.

  1. En comparaison avec les câbles du projet H2V (250 kV), ne faut-il pas enfouir plus profondément des câbles 400 kV du projet GridLink. Et quelle prise en compte des nappes phréatiques ?

Réponse : La conception technique du câble et sa profondeur sont basées sur une étude géotechnique ; environ 1,5 mètre est considéré comme une profondeur acceptable pour les câbles à haute tension utilisés dans le cadre du projet GridLink.

Les nappes phréatiques, l’état des sols, le croisement d’autres réseaux seront également pris en compte dans l’organisation des travaux.

La différence entre les valeurs citées pour l’enfouissement des câbles de 250 kV d’un autre projet et les valeurs d’enfouissement des câbles 400 kV pour le projet GridLink peut être expliquée par un problème de référence. Il peut s’agir soit de la distance depuis le bas de l’excavation où les câbles sont placés, ou la distance jusqu’au sommet des câbles

La partie du projet GridLink qui sera gérée par RTE va passer sur des parcelles actuellement exploitées par des agriculteurs ; une profondeur minimum d’enfouissement est donc indispensable pour recréer le drainage au-dessus. Les études sont donc élaborées en fonction de ces particularités, des nappes phréatiques ou encore des eaux salées (afin de ne pas polluer les wateringues).

  1. Y aurait-il une augmentation de la température du sol ? A quelle ampleur ?

Réponse : Les études pour analyser l’impact sur les sols est en cours. En fonction des résultats, nous pouvons concevoir nos câbles. Le principe de conception de ces câbles est qu’il ne doit y avoir aucun impact thermique sur les sols. Dans la conception des câbles, on ne veut pas non plus d’impact de champ électromagnétique.

Enfin, on veut s’assurer que les câbles soient enfouis à une profondeur suffisante pour ne pas être endommagés.

  1. Quelle sera la hauteur de la station de conversion ?

Réponse : la hauteur maximale de la station de conversion est de 25 mètres mais sa hauteur moyenne sera comprise entre 10 et 15 mètres.

  1. Quelle sera la configuration et l’emprise du futur poste de Warande ?

Réponse : A ce stade des études techniques et environnementales, le design du bâtiment n’est pas figé mais sa conception sera faite en lien avec les riverains et le monde agricole pour minimiser les impacts sur l’activité et le paysage.

  1. Des fouilles archéologiques préventives sont-elles prévues sur le site de la station de conversion à Dunkerque?

Réponse : la Zone de Grandes Industries (ZGI) a déjà fait l’objet d’une saisine de la DRAC par le GPMD en matière d’archéologie préventive et des fouilles pertinentes ont eu lieu. Aucune autre fouille n’est prévue.

  1. L’installation du câble peut-elle empêcher un éventuel élargissement de l’autoroute A16 à Dunkerque ?

Réponse : No. Le tracé du câble a été discuté avec le Port de Dunkerque et les instances nationales en prenant en compte tous les projets en cours ou à l’étude.

  1. Quel sera l’impact sur l’environnement et sur les habitants situés à proximité de la station de conversion à Dunkerque ? Pourquoi les habitants de Saint Georges sur l’Aa n’ont pas été conviés alors qu’ils sont aussi impactés ?

Réponse : Il faut voir la station de conversion comme un poste électrique de grande taille avec toutes les valves, les réacteurs situés à l’intérieur des bâtiments pour les protéger des intempéries. C’est un équipement dit passif qui ne génère aucune énergie, donc aucune pollution sonore. Il y a des transformateurs qui peuvent faire un peu de bruit et il y a un système de refroidissement avec des ventilateurs. Mais si on compare ça à une centrale nucléaire, c’est une pollution sonore bien moindre.

  1. Au niveau de la station de conversion, des rayonnements électromagnétiques seront-ils générés ? Je pose la question pour la population située à proximité… Et si une étude sonore est faite, c’est qu’il y aura du bruit ?

Réponse : les études de conception sont en cours mais le principe de base de cette étude est qu’il ne devrait y avoir aucun impact de champs électromagnétique sur la zone. On travaille sur les problèmes de sécurité au travail dans le périmètre de la station. Nous menons les études pour garantir cela mais nous sommes certains qu’il n’y aura aucun problème de ce genre. On s’appuie sur les autres exemples de stations existantes dans le monde qui suivent ce système. Des études sont aussi menées pour limiter l’impact sonore.

L’habitation la plus proche de la station à Dunkerque est située à trois centaine de mètres. Une fois que l’on aura tous les résultats des études, on fera tous les correctifs nécessaires. Nous allons prendre en considération les recommandations pour s’assurer que la construction de la station garantisse la sécurité de tous. 

  1. Est-il possible de préciser le tracé exact du câble sur les terrains du Port ?

Réponse : Le projet GridLink est informé des projets nouveaux et les prend en compte. Le tracé est lié à la servitude légale accordée par le Grand Port Maritime de Dunkerque, donc même si le tracé se rapproche parfois d’autres câbles, une distance de sécurité est systématiquement conservée.

  1. N’y aura-t-il pas plus d’impacts de foudre sur le poste électrique de Warande et sur le futur poste électrique de Bourbourg ? Quels risques de répercussions pour les habitations alentours ?

Réponse : Tous les ouvrages sont protégés contre les risques de foudre.

La surface cumulée des deux postes liés au projet est comparable à d’autres postes RTE en France qui ne sont pas plus sujets à des impacts de foudre.

  1. Considérez-vous que ce projet aura des impacts environnementaux qui n’ont pas été pris en compte dans votre rapport environnemental ?

Réponse: Dans le cadre de la préparation des demandes de permis, nous sommes tenus d’évaluer les effets que le projet pourrait causer pendant la construction et l’exploitation. Nos évaluations ont conclu qu’il n’y a pas d’effets environnementaux importants et que tous les effets seront correctement atténués.

Nos études environnementales supposent le scénario du «pire des cas», nous n’anticipons donc pas d’autres effets environnementaux découlant de ce programme. En fait, tout impact environnemental peut être moins important que celui mentionné dans le rapport.

IMPACTS SUR L’AGRICULTURE

  1. Les travaux d’enfouissement du câble n’auront-ils pas d’effet sur les récoltes des agriculteurs ?

Réponse : Tout sera fait pour que les terres restent arables (tri des terres) ; le calendrier de travaux sera établi en lien avec le monde agricole ; des études de sols ont été menées ; l’organisation des zones de travaux sera aussi discutée avec les agriculteurs. Enfin, le tracé du câble a été conçu pour longer au maximum les terres arables.

  1. La profondeur d’enfouissement du câble permettra-t-elle aux activités agricoles de reprendre à la surface ?

Réponse : La profondeur d’enfouissement va au-delà des préconisations habituelles ; par ailleurs, si à certains endroits l’enfouissement devait se faire plus profondément, les recommandations seraient suivies afin de remettre le drainage au même niveau de fonctionnalité qu’il l’était avant les travaux. L’objectif est de poursuivre l’exploitation des parcelles comme avant en rendant l’exploitabilité de ces terres. Pour certains chantiers, il arrive qu’un suivi agronomique des parcelles traversées soit effectué par la Chambre d’agriculture. 

  1. Qui est en charge de vérifier que le tri des terres est assuré par les entreprises ?

Réponse : L’un des principes fondamentaux du projet est de s’assurer que les activités agricoles reprennent normalement après le placement des câbles. Cette préoccupation concerne toutes les étapes des travaux : creusement, placement du câble et remplissage de la tranchée. Si l’impact des travaux sur l’agriculture devenait trop important à un moment donné, alors une compensation pourrait être envisagée.

Par ailleurs, RTE crée régulièrement des liaisons souterraines en domaine agricole et de ce fait travaille souvent avec la Chambre d’agriculture qui mène des études pédologiques pour vérifier les différents types de sol et préciser comment creuser et séparer les terres sans les mélanger entre elles. Des pédologues de la Chambre d’agriculture sont mandatés pour surveiller les travaux des entreprises. La Chambre d’agriculture dispose alors d’un droit d’alerte vis-à-vis de RTE si les préconisations de la Chambre d’agriculture ne sont pas respectées en phase chantier, et il arrive que RTE fasse procéder à des arrêts de chantier.

  1. 9 hectares de terrains agricoles vont disparaître. La crainte des agriculteurs est la suivante : les compensations écologiques vont-elles manger d’autres terrains agricoles ?

Réponse : Nous souhaitons limiter les compensations écologiques mais c’est prématuré pour nous de répondre, car l’analyse de nos résultats d’études est en cours. Si des compensations écologiques sont nécessaires, nous pourrons essayer de faire en sorte qu’elles ne concernent pas des terres agricoles.

L’objectif des études environnementales est aussi d’être en capacité de rediriger le tracé du câble pour éviter les zones à enjeux écologiques qui peuvent nécessiter une compensation.

  1. La question des Wateringues sera-t-elle prise en compte lors des travaux d’installation du câble ?

Réponse : Oui. Des discussions sont menées avec les sections de Wateringues et les études environnementales servent à déterminer comment gérer les passages de watergangs. Dans certains cas, des forages dirigés seront utilisés (passant ainsi sous le watergang).

De manière générale, la volonté de GridLink et de RTE est de minimiser tous les impacts du projet, notamment, par une écoute de toutes les parties prenantes. Il faut aussi préciser que la loi impose au maître d’ouvrage de minimiser autant que possible ses impacts. Dans le cas où il ne serait pas possible d’éviter un impact, le maître d’ouvrage se doit de les réduire voire de les compenser. C’est l’objet des études environnementales puis des autorisations.

  1. Quels seront les impacts sur les paysages ?

Réponse : Le câble étant enfoui ; il n’y a pas d’impact sur les paysages. Les impacts se situent au niveau de la station de conversion et de l’extension du poste de Warande.

La station de conversion est située dans la Zone de Grandes Industries (ZGI) prévue pour ce type d’installations. Elle fera l’objet d’un aménagement paysager. L’extension du poste de Warande consiste à l’agrandissement d’un équipement existant. Des discussions sont et seront menées avec les agriculteurs concernés pour minimiser ou compenser les impacts.

Concernant la station de conversion, seulement 2,5 hectares sont suffisants pour l’activité, le reste des 4 hectares pourra prévoir un aménagement paysager.

L’emprise du poste de Bourbourg a été réduite 7,5 à 6,5 hectares. La hauteur n’est pas connue actuellement.

CONNEXION AU RESEAU NATIONAL EN FRANCE

  1. Comment le poste de Warande sera relié à la station de conversion ?

Réponse : La connexion se fera par des câbles souterrains.

  1. Pourquoi ne pas construire la station de conversion à proximité du poste de Warande ?

Réponse : Il est pertinent que la station de conversion soit construite dans la Zone de Grandes Industries (ZGI), dans la mesure où ce secteur est tout à fait indiqué pour une telle installation.

  1. Pourquoi étendre la station de Bourbourg alors que RTE possède d’autres terrains ?

Réponse : Il n’est techniquement pas possible de construire cette infrastructure au Nord du poste de Warande ou dans le couloir technique jusqu’à Gravelines, et la partie Sud étant plus indiquée pour des raisons techniques.

La pandémie COVID-19 n’a pas affecté l’ensemble du projet GridLink. Les avantages économiques et environnementaux du projet pour la France et le Royaume-Uni restent les mêmes quelle que soit la pandémie de COVID-19.

En raison de l’effet négatif de la pandémie du COVID-19 sur l’économie, elle pourrait réduire une partie de la demande d’électricité à l’avenir. Cependant, cet effet est à court terme. Sur une période plus longue, la demande d’électricité et le besoin d’interconnexions ne seront pas affectés en raison des objectifs d’électrification, par exemple des voitures électriques, et du développement des énergies renouvelables pour réduire le changement climatique.

COVID-19 a retardé certaines des études et activités requises pour la préparation des études d’impact sur l’environnement en raison des restrictions imposées par les directives gouvernementales et de notre objectif de garantir que toutes les personnes impliquées dans le projet GridLink sont en sécurité et en bonne santé. En particulier, les consultations publiques ont été reportées de juin-juillet à septembre-octobre 2020 et le format a été modifié. Les consultations publiques au Royaume-Uni ont été menées à l’aide d’une plate-forme en ligne, y compris une exposition virtuelle sur notre site Web et une réunion publique en ligne. En France, deux réunions publiques ont été organisées conformément aux directives gouvernementales pour le COVID-19 et une exposition virtuelle a été ajoutée à notre site Web.

Au Royaume-Uni et en France, nous avons augmenté la publicité des événements de consultation publique afin de contacter le plus possible le grand public. Cela comprenait la livraison de dépliants aux adresses des résidents, la publicité dans les journaux et à la radio, la publicité sur les réseaux sociaux et des points d’information dans des endroits populaires.

Par conséquent, bien que la pandémie COVID-19 ait causé des retards et des difficultés pour le projet GridLink, les travaux se sont poursuivis et le calendrier global n’a pas été modifié de manière significative.

GridLink a pris en compte les effets possibles du Brexit.

Les avantages économiques et environnementaux du projet pour la France et le Royaume-Uni, et pour l’Union européenne (UE) dans son ensemble, restent les mêmes quel que soit le résultat des négociations sur le Brexit. Le besoin de systèmes énergétiques améliorés existe avec ou sans Brexit, et ne change pas si les dispositions finales représentent un Brexit «doux» ou «dur». L’UE dispose déjà d’interconnexions avec des pays non membres de l’UE, comme la Norvège.

Du point de vue de l’ingénierie, il n’y a aucun effet causé par le Brexit. GridLink procède à la passation des marchés de construction conformément à toutes les directives et règles de l’UE applicables, afin qu’un processus transparent et concurrentiel soit appliqué. Cette approche ne changera pas en raison du Brexit.

Sur le plan économique, nous avons évalué les implications financières du Brexit, telles que le taux de change de la livre par rapport à l’euro et le commerce de l’énergie selon les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). Nous avons étudié les évolutions possibles des prévisions d’offre et de demande de la France et d’autres pays européens. Les évaluations concluent que les avantages du projet ne sont pas affectés par le Brexit et qu’il reste l’une des interconnexions les moins coûteuses d’Europe.

Étant donné que le projet présente de nombreux avantages pour le Royaume-Uni, la France et l’UE sur le plan économique et – en fournissant des énergies renouvelables – sur le plan environnemental, GridLink Interconnector Ltd est confiant dans l’avenir après l’achèvement du Brexit et est prêt à investir environ 900 millions d’euros pour construire l’interconnexion.

La construction d’une nouvelle interconnexion présente des avantages économiques et environnementaux importants pour le Royaume-Uni et la France. En plus de fournir la possibilité d’utiliser la production d’électricité excédentaire et d’utiliser efficacement toute l’énergie renouvelable disponible, il offre un moyen d’assurer la sécurité d’approvisionnement à court terme lorsque le besoin se fait sentir en raison de problèmes de production d’électricité ou du système de transport.

Des études importantes sur le besoin d’interconnexions sont publiées par le Réseau européen des gestionnaires de réseau de transport (ENTSO-E) et les gestionnaires de réseau de transport nationaux, National Grid au Royaume-Uni et le Réseau de Transport d’Électricité (RTE) en France.

Le plan décennal de développement du réseau ENTSO-E 2020 (TYNDP 2020) indique un besoin de 5,4 GW d’interconnexion Royaume-Uni-France d’ici 2030 et de 6,8 GW d’ici 2040. Les dernières estimations de National Grid sont plus élevées, avec une interconnexion optimale de 5,8 à 8,8 GW d’ici 2030.

GridLink a un emplacement et des spécifications de conception uniques, ainsi qu’une longueur de câble courte, ce qui signifie qu’il devrait être l’un des interconnecteurs les moins chers d’Europe (en EUR par MW). Cela signifie qu’il s’agit de la meilleure option pour répondre à la demande de nouvelle interconnexion entre le Royaume-Uni et la France.

L’électricité circule à travers l’interconnexion GridLink peut être dans les deux sens à tout moment. GridLink a évalué la quantité et la direction du flux d’électricité sur 25 ans d’exploitation de 2025 à 2050. En fonction des changements futurs du système énergétique, tels que les prévisions de la demande, les sources d’approvisionnement et les objectifs en matière de changement climatique, le flux peut varier dans les deux sens . En général, la majorité du flux (jusqu’à 80%) devrait provenir de la France vers le Royaume-Uni au début des opérations commerciales, mais cette proportion devrait diminuer avec le temps et varier d’un jour à l’autre et d’une semaine. chaque semaine à différents moments de l’année.

Lorsque l’interconnexion est utilisée pour transporter de l’électricité de la France vers le Royaume-Uni, elle offre l’opportunité aux producteurs d’énergie français d’augmenter les revenus des ventes d’électricité excédentaires qui ne peuvent pas être utilisées en France. Dans ce cas, le consommateur britannique bénéficie d’une sécurité d’approvisionnement et d’une source d’électricité compétitive. L’inverse s’applique lorsque le flux d’électricité est dans la direction opposée.

GridLink n’est pas autorisé par les règlements de l’Union européenne à produire de l’électricité ou à commercialiser l’électricité transportée par l’inter-connecteur.  Ces règlements visent à empêcher toute entreprise détenant un monopole à la fois sur la production d’électricité et sur le transport.

GridLink sera propriétaire et exploitant de l’inter-connecteur et générera des revenus en facturant à d’autres entreprises une redevance pour l’envoi d’électricité via l’inter-connecteur.  Les revenus générés par GridLink seront réglementés par Ofgem au Royaume-Uni et par la Commission de Régulation de l’Energie (CRE) en France.

L’utilisation de l’interconnecteur doit être offerte sur une base non discriminatoire.  L’électricité peut être transportée dans un sens ou dans l’autre depuis la France vers le Royaume-Uni ou inversement à tout moment. 

La quantité d’énergie transportée dépendra de l’offre et de la demande d’électricité.  En particulier, on s’attend à ce que l’interconnecteur soit utilisé pour le transport de l’énergie renouvelable excédentaire, telle que l’énergie éolienne ou solaire, ou l’énergie nucléaire, qui devient disponible lorsque l’offre dépasse la demande locale ou la capacité de réseau existante.  Par conséquent, l’interconnecteur facilitera l’utilisation de sources d’énergie à faible émission de carbone qui seraient autrement inutilisées et perdues.

Lors du transport d’électricité sur de longues distances, un câble électrique perd de l’énergie en raison de l’échauffement du conducteur provoqué par le courant électrique. De l’énergie est également perdue en raison de la demande d’énergie, de l’échauffement, du bruit et d’autres phénomènes liés au fonctionnement des équipements auxiliaires nécessaires pour connecter le câble électrique à un système de distribution local ou aux consommateurs finaux.

Les lois de l’électricité impliquent que l’utilisation du câble d’alimentation à haute tension réduit le courant électrique.  Cela, à son tour, contribue à réduire les pertes d’énergie.

La quantité d’énergie perdue dépend de la conception et de la longueur du câble.  Les pertes d’énergie sont réduites si la longueur du câble est plus courte.

La transmission de l’électricité en tant que courant direct entraîne des pertes d’énergie plus faibles que le courant alternatif parce que le courant est uniformément réparti sur le conducteur.  Concernant le courant alternatif, le courant est concentré à la surface du conducteur, ce qui augmente les pertes d’énergie.

Alors que la technologie actuelle directe a toujours moins de pertes d’énergie, elle est plus coûteuse à installer.  Par conséquent, le courant alternatif est préférable pour des raisons économiques dans le transport de l’électricité sur de courtes distances, jusqu’à ce que les coûts inférieurs de l’équipement soient compensés par des pertes d’énergie opérationnelles plus élevées.

Dans le cas de GridLink, on estime que les pertes d’énergie totales se situeront entre 2 % et 2,5 %.  Pour un système équivalent fonctionnant avec un courant alternatif, les pertes devraient être de 6 % à 7 %.

Par conséquent, GridLink a choisi d’utiliser un câble à haute tension et à courant continu pour obtenir les pertes d’énergie les plus faibles.  La longueur relativement courte du câble réduira également les pertes d’énergie liées à l’interconnexion.

Les champs électromagnétiques sont générés par un câble d’alimentation en raison du courant électrique qui traverse le conducteur. Le courant produit à la fois un champ électrique et un champ magnétique, collectivement appelés champs électromagnétiques (FME).

La conception du câble, y compris le blindage métallique, la gaine de plomb et/ou l’armure, contient le champ électrique à l’intérieur du câble et empêche toute propagation dans l’environnement.  Il n’y a donc pas de champs électriques autour du câble.

Cependant, un câble d’alimentation produit un champ magnétique qui se propage dans l’environnement ambiant. 

Dans le cas des câbles sous-marins, il est possible qu’un champ électrique soit induit par le déplacement de courants d’eau ou d’autres objets à travers le champ magnétique.  La profondeur d’enfouissement du câble sous les fonds marins empêche tout champ électrique induit mesurable causé par ce phénomène.

Le champ magnétique du câble doit être pris en compte dans le contexte du champ géomagnétique de fond de la Terre, qui varie de 25 à 65 µT.  À l’emplacement de l’interconnecteur GridLink, le champ géomagnétique de la Terre est d’environ 50 µT.  Les gens sont exposés régulièrement à des champs magnétiques plus élevés liés à des gadgets et équipements électriques portatifs, notamment des sèche-cheveux, des aspirateurs et des fours à micro-ondes.  L’imagerie par résonance magnétique (IRM) utilisée pour le diagnostic médical expose les patients à plus de 100 000 fois le champ géomagnétique de fond.  La valeur de référence la plus stricte de la Commission internationale de protection contre les rayonnements non ionisants (ICNIRP) pour limiter l’exposition du public aux champs magnétiques est de 500 μT, le niveau pour protéger la santé publique étant fixé à 40 000 μT.

L’amplitude et la portée d’un champ magnétique à partir d’un câble d’alimentation dépendent de la configuration du câble, de la résistance du courant électrique et de la densité du matériau environnant.  L’interconnecteur GridLink consiste en deux câbles électriques haute tension à courant continu qui sont mis en faisceau. Dans cette configuration, le courant électrique de chaque câble circule dans des directions opposées pour compléter le circuit.  En conséquence, le champ magnétique produit par un câble d’alimentation est égal et opposé à l’autre câble et ont tendance à presque s’annuler l’un l’autre.  Le champ magnétique résiduel est très faible. 

Avec une profondeur de mise en terre de 1,5 m sur terre et de 2 m sous les fonds marins, on s’attend à ce que le champ magnétique accru au-dessus du câble puisse varier de 20 % au-dessus du fond traditionnel, et ce d’environ 50 μT.  Aucun champ magnétique ne sera détectable dans un rayon de 5 à 10 mètres du câble. Toute augmentation est également bien en-dessous des valeurs recommandées par la CIPRNI et dans les limites de la variation naturelle du champ géomagnétique terrestre, de sorte qu’elle n’a pas d’effets négatifs.

La profondeur de la mise en terre du câble sera déterminée par le type de sol, les services publics souterrains existants et les caractéristiques environnementales qui doivent être franchies.

La profondeur indicative du câble est de 1,5 m.  C’est une profondeur de mise en terre typique pour les câbles électriques.  Le câble sera protégé contre les perturbations accidentelles par une couche de béton protectrice au-dessus du câble et un marqueur d’avertissement mis en terre.  Grâce à cette protection, rien ne pourra pénétrer accidentellement dans le câble par le haut.

Lorsque le câble traverse des voies ferrées, des remblais routiers et des canaux de drainage d’eau, des forages horizontaux directionnels seront utilisés pour permettre au câble de passer sous l’infrastructure existante.  Ces forages directionnels horizontaux peuvent être de 5 à 10 m au-dessous du niveau du sol.

La mise en terre du câble est représentée dans l’illustration ci-dessous :

Le câble sera mis en terre à une profondeur suffisante pour permettre à l’exploitation agricole de continuer après l’installation du câble.  La seule restriction sur le terrain sera l’interdiction de nouvelles constructions agricoles dans un rayon de 5 mètres.  Toutes les autres utilisations des terres de surface, y compris les routes d’accès, le labourage et la récolte, ne seront pas affectées.

L’installation du câble nécessitera l’excavation d’une tranchée.  La terre arable sera enlevée et conservée séparément des autres matériaux excavés.  Après l’installation du câble, la tranchée sera remblayée et restaurée avec le retour de la couche de la terre arable.

La restauration de la tranchée et de toute zone de construction temporaire sera effectuée de manière à éviter toute modification dans le compactage du sol ou le drainage du terrain.

L’évaluation de l’impact sur l’environnement comprend une étude de pédologie réalisée par la Chambre d’agriculture.  Cette étude servira de base aux études environnementales et techniques visant à garantir que les terrains agricoles sont correctement protégés pendant les travaux de construction et restaurés par la suite.

La station de conversion et l’installation du câble généreront du trafic pendant la construction.  Le trafic de construction comprendra les véhicules typiques utilisés pour tous les projets de construction, y compris les voitures de chantier et les minibus, les véhicules légers et les camions.  Un petit nombre de charges spéciales dues à la taille ou au poids, comme la livraison de transformateurs, sera requis.

Pendant l’exploitation, la station de conversion compte un petit nombre d’employés et n’exige pas la livraison courante de matériel ou de consommables.  Par conséquent, il y aura très peu de circulation pendant les opérations quotidiennes.

La station de conversion comprendra une gamme de bâtiments industriels contenant du matériel électrique, ainsi que certains équipements électriques extérieurs installés dans des enceintes clôturées.  La station de conversion aura besoin de 3 à 4 ha de terrain, dont moins de 2 ha seront aménagés avec des bâtiments.

Selon les plans préliminaires, les bâtiments principaux sont une salle de soupape de 25 m de hauteur, une salle de réacteurs de 20 m de hauteur et d’autres bâtiments de service, de contrôle et de stockage de 10 m de hauteur.  De plus, les transformateurs, les filtres harmoniques et les équipements de commutation peuvent atteindre jusqu’à 15 m de hauteur.

Les bâtiments seront conçus de façon à ressembler à des entrepôts de logistique et de distribution typiques ou à des bâtiments industriels similaires.  La palette de couleurs et les matériaux de construction peuvent être choisis pour s’adapter à d’autres bâtiments de la région ou à des aménagements paysagers.

Outre les avantages pour les producteurs et les consommateurs d’électricité, grâce à une meilleure intégration des réseaux, à la sécurité de l’approvisionnement et à la réduction des prix de gros de l’électricité, il y aura des avantages économiques locaux.
La construction du projet GridLink emploiera des entreprises et des travailleurs locaux. Bien que les principaux équipements électriques et câbles des stations de conversion soient fabriqués dans des usines spécialisées, les entreprises locales devront fournir des matériaux et du matériel de construction, des services de construction, des transports et de la logistique, des logements temporaires, des services de restauration, des services de bureau et des services similaires. Les travaux de construction nécessiteront un éventail de travailleurs qualifiés dans le secteur de la construction et des ouvriers, avec une équipe de 300 personnes au maximum sur chaque site de transformation. Il est prévu d’employer des travailleurs locaux de la construction pour effectuer de nombreuses tâches, notamment des études de site, la préparation du site, les travaux d’excavation et de génie civil, les fondations, l’érection du bâtiment, la fourniture et l’installation des services publics, la fourniture et l’installation d’équipements généraux et la restauration du paysage.

Pour les activités de câblodistribution hauturière, les installations portuaires, l’amarrage, l’avitaillement, le ravitaillement en carburant et les services connexes seront nécessaires pour les navires spécialisés de câblodistribution et les navires de soutien. Il est probable que ces services seront fournis par le port de Dunkerque et/ou le port de Sheerness, ou par d’autres ports voisins.

Pendant l’exploitation, il y aura jusqu’à 8 équivalents temps plein à chaque poste de conversion. Le personnel supervisera le fonctionnement de la station de conversion ainsi que des contrats de service pour l’entretien des équipements, la sécurité, l’entretien des propriétés et le jardinage paysager. De plus, 12 personnes seront employées dans la salle de contrôle et en tant que responsables techniques. Ce personnel peut être localisé sur le site de la station de conversion ou à un autre endroit, selon l’organisation des bureaux commerciaux.

Le personnel d’exploitation sera renforcé par des ingénieurs de maintenance et des employés de soutien responsables de la maintenance et des réparations de routine, y compris les activités de maintenance majeures régulières chaque année ou tous les deux ans.

La direction commerciale de l’entreprise emploiera également 15 à 20 personnes au siège de l’entreprise.

GridLink Interconnector Ltd paiera des impôts sur les sociétés et des impôts locaux sur les entreprises, comme la Cotisation Foncière des Entreprises (CFE) en France et les taux commerciaux au Royaume-Uni.  Ces impôts sont fondés sur les revenus de l’entreprise et/ou sur l’évaluation des biens, de sorte qu’ils dépendront de la performance financière de l’entreprise et de l’évaluation foncière établie par les autorités locales.  Cela devrait contribuer de manière significative aux recettes fiscales locales.  Au Royaume-Uni, les tarifs professionnels au taux actuel sont d’environ £1 M par an et le CFE en France est d’environ 200 000 EUR par an.

GridLink Interconnector Ltd paie également un loyer pour louer le terrain pour les stations de conversion et des servitudes pour les câbles souterrains. Les taux de paiement sont déterminés par les accords avec Grand Port Maritime de Dunkerque en France et Uniper au Royaume-Uni, et fournissent des revenus à ces entreprises pour soutenir leurs opérations.

Pour le raccordement au réseau national par RTE en France, le nouveau poste de Bourbourg sera également soumis à la Cotisation Foncière des Entreprises (CFE) et à la Taxe Foncière (TF). Le paiement annuel de la CFE est estimé à environ 50 000 EUR (dont 85% pour la communauté de communes) et le paiement de la TF est également estimé à environ 50 000 EUR (répartis de l’ordre de 55% pour la commune, 35% pour le département et 5% pour la communauté de communes). De plus, environ 5 000 euros seront versés chaque année à la commune pour le pylône 400 kV supplémentaire, au titre de la taxe pylône.

Par conséquent, la fourniture de services de construction, l’emploi de travailleurs de la construction et du secteur de l’exploitation et le paiement des impôts sur les sociétés devraient apporter une contribution notable et positive à l’économie locale.2